Il y a un moment dans une vie où certaines questions ne peuvent plus être repoussées.
Pas parce qu’on a « le temps d’y penser ».
Mais parce que quelque chose ne tient plus.
On peut avoir un travail, une famille, une vie qui fonctionne de l’extérieur, et sentir pourtant un décalage profond, difficile à nommer.
Un vide.
Une fatigue existentielle.
L’impression de passer à côté de quelque chose d’essentiel.
C’est souvent à cet endroit que surgissent des questions comme :
Quel est le sens de ma vie ?
Quelle est ma mission de vie ?
Pourquoi est-ce que je me sens si décalé, alors que tout semble aller « bien » ?
Ces questions ne sont pas abstraites.
Elles sont profondément incarnées.
Elles émergent dans des moments de crise, de transition, de fatigue, parfois de souffrance.
Et pourtant, les réponses que l’on trouve sont souvent décevantes :
soit trop rationnelles,
soit trop mystiques,
soit culpabilisantes.
Entre le hasard total et le destin écrit, il existe une autre voie.
Une vision ancienne et profondément humaine, qui relie responsabilité, évolution intérieure, souffrance, guérison et sens.
C’est cette voie que cet article propose d’explorer.
On emploie souvent ces mots comme s’ils étaient interchangeables. Mission de vie, quête de sens, raison d’être, vocation, appel intérieur…
Pourtant, ils ne désignent pas la même chose. Et cette confusion crée beaucoup de souffrance inutile.
Avant même de chercher comment trouver sa mission, il est essentiel de comprendre ce que l’on cherche réellement.
La quête de sens apparaît rarement dans les périodes confortables.
Elle surgit souvent :
après un burn-out
lors d’une dépression ou d’un effondrement intérieur
au milieu d’une vie « réussie » mais vide
dans une transition (séparation, parentalité, maladie, deuil)
On ne se réveille pas un matin en se disant :
« Tiens, si je cherchais le sens de ma vie ? »
La question s’impose parce que l’ancien sens ne fonctionne plus.
Ce qui portait jusque-là — réussir, tenir, faire plaisir, correspondre, assurer — cesse de nourrir l’intérieur.
La quête de sens n’est donc pas une lubie spirituelle. C’est souvent un signal d’alerte existentiel.
La mission de vie est souvent fantasmée comme :
un rôle précis
un métier idéal
une tâche sacrée à accomplir
En réalité, elle est rarement aussi définie.
La mission de vie est une orientation profonde, une direction intérieure qui traverse :
nos choix
nos relations
nos engagements
notre manière d’être au monde
Elle répond moins à la question :
« Qu’est-ce que je dois faire ? »
qu’à celle-ci :
« Qu’est-ce que je suis en train d’apprendre à incarner ? »
Elle évolue.
Elle se transforme avec nous.
Elle se précise à mesure que l’on se clarifie intérieurement.
La raison d’être est souvent plus simple, plus accessible.
C’est ce qui donne le sentiment d’être à sa place quand on agit.
Par exemple :
contribuer
relier
comprendre
apaiser
créer
protéger
transmettre
On peut vivre sa raison d’être :
dans différents métiers
à différentes étapes de la vie
avec des formes très variées
Elle n’exige pas de « tout changer ».
Elle demande surtout de ne plus se trahir.
La vocation n’est pas toujours douce ou évidente.
Elle est souvent ce qui :
revient sans cesse
insiste malgré les détours
persiste même quand on essaie de l’ignorer
Ce n’est pas forcément ce qui rassure. Ni ce qui est valorisé socialement.
Mais c’est ce qui continue d’appeler, parfois en sourdine, parfois avec insistance.
Parce qu’on peut :
être en quête de sens sans encore toucher sa mission
sentir une mission sans savoir comment l’incarner
vivre sa raison d’être sans avoir trouvé sa forme professionnelle
entendre un appel intérieur sans être prêt à y répondre
Et tout cela est normal.
La mission de vie n’est pas un puzzle à résoudre d’un coup. C’est un processus de clarification progressive.
« On ne cherche pas sa mission de vie par curiosité, mais parce que quelque chose en nous demande à être entendu autrement. »
On aimerait souvent une méthode claire, un déclic net, une révélation immédiate.
Mais la mission de vie ne se découvre pas comme une réponse qu’on coche dans un test. Elle émerge.
Elle se laisse approcher, reconnaître, préciser — à mesure que l’on devient plus présent à soi-même.
Voici cinq repères fiables pour s’orienter, sans se forcer ni se mentir.
Il ne s’agit pas d’excitation passagère ou de motivation artificielle.
Mais de ce vers quoi tu reviens, même quand :
personne ne regarde
il n’y a pas de reconnaissance
tu n’as rien à prouver
Pose-toi cette question simple :
Qu’est-ce que je fais spontanément quand je ne cherche pas à être quelqu’un ?
Ce repère est souvent discret, mais très fiable.
Il y a des moments où quelque chose en nous reconnaît.
Une phrase, une personne, une idée, une expérience… Et soudain, ça fait sens.
Cette reconnaissance peut ensuite ouvrir :
des souvenirs symboliques
des images intérieures
une narration qui aide à comprendre son chemin
Ces souvenirs ne sont pas forcément littéraux ou historiques. Ils peuvent être symboliques, archétypiques, existentiels.
Ils n’ont pas besoin d’être « vrais » au sens factuel. Ils sont justes au sens orientant.
Ils aident à choisir, à décider, à construire.
On retrouve cette idée dans des récits très anciens.
Dans le mythe d’Er, raconté par Platon, les âmes, avant de s’incarner, choisissent une orientation de vie, puis boivent l’eau du fleuve Léthé — le fleuve de l’oubli.
Elles oublient.
Mais pas totalement.
Il reste des élans, des attirances, des moments de reconnaissance profonde, comme si quelque chose en nous se souvenait sans pouvoir le formuler.
Platon parle ici de réminiscence :
non pas un souvenir factuel,
mais une justesse qui se reconnaît.
Dans cette lecture, reconnaître, ce n’est pas se rappeler une histoire précise,
c’est retrouver une direction intérieure.
Sans glorifier la souffrance.
Mais avec lucidité.
Ce que la vie t’a obligé à traverser a souvent développé en toi :
une sensibilité particulière
une capacité d’écoute
une compréhension fine de certaines zones humaines
Beaucoup de missions de vie prennent racine ici.
Non pas dans la blessure elle-même, mais dans ce que tu as appris en la traversant, une fois la charge reconnue et intégrée.
La mission de vie n’est pas qu’une affaire de réflexion.
Le corps participe pleinement au discernement.
Quand une direction est juste, on observe souvent :
plus de respiration
une énergie plus stable
un sentiment d’alignement calme
Quand elle ne l’est pas :
fatigue persistante
tensions
agitation ou inertie
Le corps n’indique pas la facilité. Il indique la cohérence.
La mission de vie n’est pas ce qui promet la sécurité maximale.
C’est souvent ce que tu serais prêt à explorer même :
sans certitude de résultat
sans validation extérieure
sans plan parfaitement clair
Parce que quelque chose en toi dit :
« Je dois au moins essayer d’aller là. »
« La mission de vie n’apparaît pas quand on cherche à être sûr. Elle apparaît quand on commence à être honnête avec soi-même. »
L’idée que le sens de la vie ne se fabrique pas uniquement de l’extérieur,
mais qu’il se reconnaît intérieurement, traverse de nombreuses traditions humaines.
Chez Platon, avec le mythe d’Er et la notion de réminiscence, le sens n’est pas appris comme une information,
il est retrouvé malgré l’oubli — comme une direction intime qui refait surface.
Chez Carl Gustav Jung, cette intuition devient clinique :
il observe que certaines orientations de vie s’imposent comme une nécessité intérieure,
et que les ignorer conduit souvent à des symptômes, du vide ou des crises de sens.
Il parle alors de vocation et de processus d’individuation.
Les traditions contemplatives (yoga, méditation) et certaines pratiques chamaniques ont exploré ces questions par le silence, la présence, la transe,
et parfois par l’usage rituel de plantes psychédéliques, dans des cadres symboliques et communautaires.
Ces états modifiés de conscience ne visaient pas l’évasion,
mais l’accès à des compréhensions existentielles profondes, souvent vécues comme une reconnaissance de sens plutôt que comme une décision rationnelle.
Malgré leurs différences, toutes ces approches convergent vers une même intuition simple :
« Le sens ne se décrète pas.
Il se dévoile lorsque l’espace intérieur devient suffisamment disponible. »
À ce stade, beaucoup ressentent ceci :
« Je sens une direction, mais je n’y arrive pas. »
« Je ne trouve pas ma place. »
« Je suis fatigué, perdu, vide. »
👉 C’est précisément ce que nous allons aborder dans la section suivante : quand la quête de sens devient douloureuse, et comment traverser ces périodes sans se perdre.
Pour beaucoup de personnes, la question de la mission de vie n’arrive pas dans un moment d’enthousiasme.
Elle arrive quand quelque chose s’effondre.
On peut avoir :
un travail
une famille
une vie « qui fonctionne »
Et pourtant ressentir :
un vide diffus
une fatigue profonde
une perte de sens
l’impression d’être à côté de sa propre vie
Ce malaise n’est pas une lubie moderne. Il est ancien. Et surtout, il est signifiant.
Le vide existentiel ne signifie pas que « rien n’a de sens ».
Il signifie souvent que le sens que tu vivais ne suffit plus.
Ce qui te portait avant :
réussir
tenir
faire plaisir
assurer
correspondre à une image
ne nourrit plus ton monde intérieur.
Le vide apparaît quand une ancienne organisation de vie n’est plus viable, mais que la suivante n’est pas encore claire.
C’est un entre-deux inconfortable. Mais profondément humain.
Ces états sont souvent décrits comme des problèmes à éliminer.
Mais si on les écoute finement, ils racontent autre chose.
Ils disent :
« Je me suis trop éloigné de moi. »
« Je vis en mode survie depuis trop longtemps. »
« Je ne peux plus continuer comme avant. »
Ce ne sont pas des signes de faiblesse. Ce sont des signaux de saturation.
Le système nerveux, le corps, la psyché disent stop.
Ici, il faut nommer clairement le paradoxe — sans le nier, ni le forcer.
👉 La souffrance n’est pas bonne en elle-même.
👉 Mais elle peut devenir transformatrice si elle est traversée en conscience.
Les deux phrases sont vraies. Et doivent rester ensemble.
Dire que certaines épreuves peuvent avoir un sens évolutif ne signifie pas :
qu’elles étaient justes
qu’elles étaient nécessaires
qu’il fallait les vivre
La première étape est toujours la même : reconnaître la douleur, la contenir, la réparer.
Toujours.
Ce n’est qu’après — parfois bien plus tard — que la question du sens peut émerger.
Beaucoup de trajectoires humaines montrent ceci :
Ce que nous avons dû traverser — une fois intégré, pacifié, digéré — devient souvent un point d’appui.
Non pas parce que la souffrance était « prévue ». Mais parce que ce qu’elle nous a forcés à comprendre change notre regard sur la vie.
C’est là que certaines missions de vie apparaissent :
apaiser ce que nous avons connu chaotique
comprendre ce qui nous a manqué
accompagner ce que nous avons dû apprendre seuls
La mission n’apparaît pas dans la blessure. Elle apparaît après, quand la blessure n’est plus une prison.
Un point essentiel, souvent ignoré :
Quand une personne est en plein vide existentiel ou en burn-out, lui demander de « trouver sa mission » peut être violent.
À ce stade, la priorité n’est pas :
le sens
la vocation
le projet
La priorité est :
la sécurité intérieure
la régulation du système nerveux
la reconnexion au corps
la restauration de l’énergie vitale
Le sens vient après.
Chercher une mission sur un système épuisé revient un peu à demander à quelqu’un qui se noie de choisir sa destination.
Quand tu ne trouves pas ta place, la bonne question n’est pas :
« Qu’est-ce que je dois faire de ma vie ? »
Mais plutôt :
De quoi ai-je besoin pour me sentir à nouveau en sécurité ?
Qu’est-ce qui m’aide à respirer un peu plus ?
Qu’est-ce qui me redonne un minimum de présence à moi-même ?
C’est souvent par ces petits pas que quelque chose se réorganise.
Et alors, progressivement, une direction devient perceptible.
« La mission de vie n’est pas un remède au vide existentiel. C’est souvent l’inverse : quand le vide est accueilli et traversé, une direction commence à apparaître. »
À ce stade, une confusion fréquente mérite d’être nommée.
Beaucoup de personnes comprennent très bien leur quête de sens, leur appel intérieur, parfois même leur mission de vie… mais n’arrivent pourtant pas à la vivre.
Ce n’est pas un manque de volonté. Ce n’est pas un manque de clarté intellectuelle.
C’est souvent un problème de capacité intérieure.
On peut :
savoir ce qui est juste
sentir une direction claire
avoir de l’intuition
Et pourtant rester bloqué, figé, épuisé, dans des schémas répétitifs.
Pourquoi ?
Parce que le corps, le système nerveux, l’histoire émotionnelle ne suivent pas encore.
Une mission de vie ne se vit pas uniquement avec la tête. Elle se vit avec tout l’organisme.
Quand le système nerveux est en état de survie :
stress chronique
hypervigilance
dissociation
fatigue profonde
il devient très difficile de :
écouter finement
sentir ce qui est juste
prendre des décisions alignées
soutenir le changement dans la durée
Dans ces états, chercher à accomplir sa mission peut même devenir douloureux.
Non pas parce que la mission n’existe pas, mais parce que l’espace intérieur pour l’accueillir et la matérialiser concrètement n’est pas encore là.
Le travail thérapeutique ne sert pas à « donner » une mission.
Il sert à :
restaurer la sécurité intérieure
libérer les charges émotionnelles figées
réhabiter le corps
sortir des automatismes de survie
Autrement dit : 👉 rendre possible ce qui était intuitivement déjà là.
Très souvent, la direction de vie devient plus claire après un travail de régulation, de libération, d’intégration.
Pas avant.
On oppose parfois :
thérapie = réparer le passé
mission = construire l’avenir
En réalité, les deux sont profondément liés.
Ce que nous appelons « mission » émerge souvent quand :
le passé n’envahit plus le présent
les blessures ne dictent plus les choix
l’énergie vitale circule à nouveau
La thérapie ne remplace pas le sens. Elle le rend habitable.
« On ne peut pas demander à une personne en état de survie d’incarner sereinement sa mission de vie.
D’abord la sécurité.
Ensuite le sens.
Puis l’incarnation. »
À ce stade, une chose devient claire : la mission de vie n’est pas une idée inspirante à contempler de loin.
Elle demande à s’incarner.
Et c’est souvent là que ça se complique.
Beaucoup de personnes sentent une direction intérieure… mais se retrouvent bloquées dès qu’il s’agit de faire des choix concrets :
travail
argent
rythme de vie
relations
engagement
Entre ce que je sens juste et ce que je vis réellement, il y a parfois un fossé.
Première mise au point essentielle :
Vivre aligné ne signifie pas :
quitter son travail du jour au lendemain
« tout plaquer »
prendre des risques inconsidérés
L’alignement est rarement une rupture brutale. C’est souvent une réorganisation progressive.
Il peut commencer par de petits ajustements :
ce que j’accepte ou non
la manière dont je pose mes limites
ce à quoi je dis oui par automatisme
ce que je repousse alors que ça m’appelle
L’alignement n’est pas forcément spectaculaire.
Mais il est cohérent.
C’est un piège fréquent.
On confond mission de vie et métier parfait.
Or, une mission peut s’exprimer :
dans plusieurs métiers
dans différents contextes
à différentes intensités
Ce qui compte, ce n’est pas le titre. C’est la qualité de présence, la manière d’agir, l’intention profonde.
Deux personnes peuvent exercer le même métier et vivre des niveaux d’alignement totalement différents.
Quand une décision se présente, tu peux te poser cette question très concrète :
Est-ce que ce choix m’éloigne durablement de moi ou est-ce qu’il me rapproche, même s’il est inconfortable ?
Un choix aligné n’est pas toujours agréable sur le moment. Mais il ne demande pas de te renier.
À l’inverse, un choix désaligné peut sembler rassurant, mais il coûte cher intérieurement.
Beaucoup pensent que suivre sa mission devrait être fluide et sans peur.
C’est rarement le cas.
La peur apparaît souvent quand :
tu sors d’un rôle ancien
tu quittes une identité connue
tu t’exposes autrement
La peur n’indique pas que tu te trompes. Elle indique souvent que tu changes de territoire intérieur.
La question n’est donc pas :
« Est-ce que j’ai peur ? »
Mais plutôt :
« Est-ce que cette peur me contracte ou me met en mouvement ? »
Mettre du sens dans la vraie vie commence rarement par de grands projets.
Cela commence par :
un changement de rythme
une conversation que tu repousses
une compétence que tu développes
un espace que tu t’accordes
une activité qui te nourrit régulièrement
Ces actions ne « réalisent » pas ta mission. Elles préparent le terrain.
La mission se clarifie en marchant, pas avant.
Le travail est souvent l’endroit où le désalignement se fait le plus sentir.
Pas forcément parce que le métier est « mauvais », mais parce que :
le cadre est rigide
les valeurs ne sont plus partagées
le rythme n’est plus tenable
Chercher un métier qui a du sens ne revient pas forcément à changer de profession.
Parfois, il s’agit de :
changer de posture
changer de cadre
changer de manière d’être en relation
Et parfois, oui, une reconversion devient évidente. Mais elle arrive rarement sans une maturation intérieure préalable.
Vivre sa mission n’est pas un état permanent à atteindre.
C’est une direction, une dynamique.
Il y a des périodes très alignées, et d’autres plus floues.
Ce n’est pas un échec. C’est le mouvement normal de la vie.
« Mettre du sens dans sa vie, ce n’est pas trouver la bonne réponse une fois pour toutes, c’est apprendre à se choisir un peu plus justement, jour après jour. »
Quelle est ma mission de vie ?
Ta mission de vie n’est ni une formule magique, ni un rôle figé à découvrir.
C’est une direction intérieure, une orientation profonde qui se révèle à mesure que tu te clarifies.
Elle se reconnaît surtout dans ce qui te met en mouvement durablement, ce qui fait sens même sans reconnaissance extérieure, et ce que ton parcours t’apprend à incarner.
La mission se découvre en avançant, pas en théorisant.
Comment trouver sa mission de vie concrètement ?
On ne trouve pas sa mission par une méthode unique.
Elle émerge progressivement à partir de ce qui te touche profondément, de ton histoire de vie, des signaux de ton corps, et de ce que tu serais prêt à explorer même sans garantie.
La mission apparaît en marchant, rarement avant.
Je ne trouve pas ma place : est-ce normal ?
Oui, et c’est beaucoup plus courant qu’on ne l’imagine.
Ce sentiment apparaît souvent dans des phases de transition ou de remise en question.
Il ne signifie pas que tu es défaillant, mais que l’ancienne manière de vivre ne te correspond plus.
C’est un entre-deux instable, mais profondément humain.
Qu’est-ce que le vide existentiel ?
Le vide existentiel n’est pas un vide total de sens.
Il apparaît quand ce qui donnait du sens auparavant ne nourrit plus, et qu’une part plus profonde de toi demande à émerger.
Ce n’est pas un échec, mais un signal de réajustement intérieur.
Burn-out et perte de sens : est-ce lié à la mission de vie ?
Souvent oui, mais indirectement.
Ils surviennent quand il existe un écart trop grand entre ta vie quotidienne et ce que ton système nerveux peut réellement soutenir.
Avant de chercher une mission, il faut d’abord restaurer sécurité et énergie.
Le sens vient ensuite.
La mission de vie est-elle liée au trauma ?
La souffrance n’est pas souhaitable en elle-même.
Mais une fois reconnue et intégrée, elle peut devenir un point d’appui pour comprendre et accompagner.
La mission ne naît pas dans la blessure, mais après sa transformation.
Mission de vie et travail : est-ce la même chose ?
Non.
La mission dépasse largement le cadre professionnel.
Elle peut s’exprimer dans le travail, mais aussi dans la relation, la parentalité, la création ou l’engagement.
Le métier n’en est qu’un support parmi d’autres.
Comment aligner travail et valeurs profondes ?
L’alignement ne commence pas toujours par une rupture radicale.
Il débute souvent par des ajustements progressifs : poser des limites, modifier son rythme, transformer sa posture intérieure.
La reconversion vient parfois, mais après maturation.
Faut-il tout plaquer pour vivre sa mission de vie ?
Non.
La plupart des parcours alignés se construisent par petits pas, essais et réajustements.
La mission n’exige pas de te mettre en danger, mais de ne plus te renier durablement.
Et si je me trompe de direction ?
Se tromper fait partie du chemin.
La mission n’est pas un choix définitif, mais une direction évolutive.
La clarté se construit à travers l’expérience, rarement avant elle.
Peut-on vivre sans connaître sa mission de vie ?
Oui.
Beaucoup vivent déjà leur mission sans la formuler clairement.
Parfois, vivre plus présent, plus honnête, plus relié à soi est déjà une manière très juste de l’incarner.
Est-ce que tout le monde a une mission de vie ?
Je crois que oui, mais rarement spectaculaire.
Pour beaucoup, elle est simple, discrète, relationnelle.
Elle se mesure à sa justesse intérieure, pas à sa visibilité extérieure.
Peut-on avoir plusieurs missions de vie ?
Oui, très souvent.
Ce qui est juste à 25 ans peut ne plus l’être à 40.
La mission est vivante, elle évolue avec la conscience et les étapes de vie.
Et si je ne ressens aucun appel ?
C’est très fréquent.
La fatigue, la surcharge et le stress coupent souvent l’écoute intérieure.
Avant l’appel, il faut souvent restaurer le silence et la disponibilité intérieure.
Mission de vie et intuition : peut-on s’y fier ?
Oui, mais progressivement.
L’intuition devient plus fiable quand le corps est régulé et les peurs apaisées.
Elle se clarifie avec le temps et la présence à soi.
Peut-on rater sa mission de vie ?
Non au sens définitif.
Il existe des détours, des périodes d’oubli, mais pas de vie « ratée ».
Tant que la vie est là, l’ajustement reste possible.
La mission de vie est-elle forcément tournée vers les autres ?
Pas nécessairement.
Parfois, la première mission consiste à se réparer et se pacifier.
Ce n’est pas égoïste, c’est souvent une étape essentielle avant toute contribution plus large.
La question de la mission de vie n’est pas une question abstraite.
Elle touche à quelque chose de très concret :
comment je vis mes journées
ce que je supporte encore… ou plus
ce que je sens juste, mais que je n’ose pas toujours suivre
Si tu es arrivé jusqu’ici, ce n’est sans doute pas par hasard.
Peut-être que certaines phrases ont résonné.
Peut-être que quelque chose en toi a reconnu un chemin, sans encore savoir comment l’emprunter.
Ou peut-être que tu as simplement senti que le problème n’était pas un manque de volonté, mais un manque d’espace intérieur pour laisser émerger ce qui compte vraiment.
Trouver du sens, clarifier une direction, incarner une mission ne sont pas des actes purement mentaux.
Cela demande :
un corps suffisamment en sécurité
un système nerveux capable de ralentir
une histoire émotionnelle qui ne prend plus toute la place
Quand ces conditions ne sont pas réunies, la mission reste floue, théorique, parfois douloureuse.
Et ce n’est pas un échec.
C’est souvent le signe que le prochain pas n’est pas de comprendre davantage, mais de créer les conditions intérieures pour que la clarté puisse apparaître.
C’est là que le travail thérapeutique, les pratiques corporelles, ou l’expérience vécue en groupe prennent tout leur sens.
Non pour « donner » une mission,
Oui pour libérer ce qui empêche de l’écouter.
La mission de vie n’est peut-être pas quelque chose à trouver, mais quelque chose à laisser advenir, quand le corps, les émotions et la conscience recommencent à dialoguer.
Nathanaël
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Pour celles et ceux qui traversent
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Nathanaël
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